Au cours du siècle dernier, suite à des expériences personnelles et grâce à sa profession de médecin, Andrew Taylor Still établit le concept de dysfonction vertébrale qu’il définit par une réduction de mobilité. Il explore avec soin ce nouveau concept, l’élargit et met au point des techniques manuelles d'évaluation et de correction permettant de francs et surprenants succès cliniques. Il sera même identifié avec reconnaissance comme « le bon docteur ».

Il poursuit son œuvre en mettant en lumière des relations anatomiques et physiologiques qui permettent d'expliquer les interactions entre divers symptômes en apparence sans liens. Ces relations permettent aussi de déterminer la source d'une douleur qui peut parfois être éloignée des conséquences qu’elle engendre. Ses contributions révolutionnaires auront d'autant plus d'impact qu'il fut l'un des premiers à comprendre les rapports existants entre les notions de santé et d'équilibre dynamique de l'ensemble des structures du corps humain. Il établit donc les bases d’une nouvelle façon de voir la santé, la maladie, la guérison et l’intervention thérapeutique qui sont toujours vraies aujourd’hui.

En 1892, il structure les bases de l'ostéopathie et, désirant transmettre ses connaissances, il fonde le premier collège d'enseignement en ostéopathie situé dans l'état du Missouri qui sera suivi par plusieurs autres. Depuis ce jour, l'ostéopathie n'a cessé d'évoluer et de s'étendre dans le monde entier.

Ce succès est principalement dû aux bons résultats thérapeutiques qui s’appliquent à divers problèmes de santé qui ne trouvaient auparavant pas de solution. Différents travaux scientifiques semblent maintenant pouvoir valider, en partie du moins, ce que les mains des ostéopathes ont découvert empiriquement.

Les efforts d’Andrew Taylor Still ont été complétés par les travaux de William Garner Sutherland, ostéopathe dont le génie et l’opiniâtreté auront permis de décrire le merveilleux concept de mécanisme respiratoire primaire. Ces deux fondateurs ont vus plusieurs ostéopathes suivre leurs traces et développer sans relâche leur art et leur science pour donner à l’ostéopathie un souffle vivant qui n’a jamais ralenti.